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Les Allemands de l’ancienne RDA souffrent d’une forme incurable du syndrome de Stockholm. Trente ans après la Chute du Mur de Berlin, ceux qui en 1945 se sont trouvés du mauvais côté et sont restés prisonniers du camp soviétique sympathisent aujourd’hui avec leurs ex-geôliers. Selon de récents sondages, « lorsqu’on interroge les gens sur le retour ou non de la Russie au sein du G7, sur la guerre en Ukraine, sur l’arme atomique ou sur l’attaque au poison contre l’espion Sergueï Skripal, les habitants de l’Est défendent des positions beaucoup plus favorables à la Russie que ceux de l’Ouest ». Comme l’explique un psychologue autochtone à un journaliste du Temps , « ces différences s’expliquent par des années de contact avec le monde russe. La Russie était pour les habitants de la RDA une destination touristique majeure. On y connaît le mode de vie russe, on y connaît l’homme russe ».
Allez raconter ce conte de fée aux rescapés de la RDA qui ont creusé des tunnels et gonflé des ballons pour fuir en Occident au risque de leur vie ! Le syndrome des habitants de l’Est restés au pays est plutôt celui du grand désenchantement, qui après 30 ans de démocratie – la vraie, pas celle qu’on appelait « populaire » — leur ont fait ouvrir les yeux sur les vertus du monde occidental et dissipé les mirages de la société libérale globalisée. Avec le recul, la Russie soviétique, goulag compris, a pris pour eux les couleurs d’un vaste camp de vacances!
JMB/25.06.19

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