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Le jour même où Julian Assange était délogé de l’Ambassade de l’Equateur pour être livré aux bons soins de la justice britannique, un informaticien suédois nommé Ola Bini était arrêté à l’Aéroport international de Quito, alors qu’il allait s’envoler pour le Japon. Coïncidence ? Pas vraiment.
Le 11 mars, soit exactement un mois plus tôt, le Conseil exécutif du FMI réuni à Washington accordait au nouveau régime équatorien un prêt de 4,2 milliards de dollars. On pourrait voir dans cette décision une mesure incitative — ou corruptrice? — visant à guider le nouveau président Lenin Moreno sur le droit chemin, après les errances de son prédécesseur. La directrice du FMI, Mme Lagarde, assure avec son grand sourire qu’il s’agit uniquement d’aider « les autorités équatoriennes à mettre en œuvre un programme complet de réformes visant à moderniser son économie ».
Après deux mois de détention provisoire dans des conditions bien moins confortables que celles qu’a connues Assange, Ola Bini attend toujours qu’on lui communique les motifs de son arrestation. Ce spécialiste des techniques de sécurité informatique et d’encryptage a eu le tort de conseiller l’ancien gouvernement équatorien et de l’aider à se protéger contre la curiosité de l’Oncle Sam et de ses services de renseignement. L’arme redoutable qui lui a été confisquée à la douane consistait en un ordinateur et des clefs USB.
JMB/19.06.2019

Voir aussi:
+ Free Ola Bini
+ Céline Wagner

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