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Mohamed Hichem M. [Medjdoub], 24 ans et ancien étudiant de l’Université d’Oran Es-Sénia (Algérie) a donc rejoint sa famille, à Lyon, il y a 2 ans pour continuer ses études d’informatique. Mais le Quai d’Orsay fut ingrat. Ne comprenant rien à son génie, il lui refusa son visa étudiant. N’aurait-il pas vu en lui «une chance pour la France»? Hichem en fut donc réduit à faire le pion au Lycée de son petit frère (Lycée Ampère de Lyon).

Songea-t-il à se planquer dans le maquis en cas de procédure de refoulement? Toujours est-il que dès janvier 2018, il s’équipera de matériel de survie.

Peut-être a-t-il finalement opté pour une solution relevant du regroupement familial, raison pour laquelle il était toujours sur le territoire en mai 2019.

En attendant, il est présenté comme «musulman pratiquant». Sans doute fréquente-t-il la mosquée d’Oullins, la petite banlieue lyonnaise où habitent ses parents, qui l’y hébergent. Cette mosquée est insoupçonnable. La preuve: en 2015, elle avait spontanément dénoncé un salafiste à la police pour cause de prêches concurrentiels indésirables. Ce prêcheur fut d’ailleurs sévèrement condamné: 1500€ d’amende dont 500 avec sursis. C’est dire!

Hichem tenta  bien de donner des cours privés de programmation à de (très) rares privilégiés. Mais sans succès. Alors, il se mit à bricoler. La police admet en effet que son système de détonation maison «est sophistiqué». Il lui faudra bien le tester un jour, raison pour laquelle il acheta de quoi faire boum en mars dernier.

Et puis vient le ramadan 2019. Pendant un mois (du 5 mai au 5 juin): interdiction de se nourrir du petit matin au coucher du soleil. Sauf que sur son chemin pour aller surveiller les petits élèves du Lycée Ampère, il lui est possible de passer devant la  boulangerie «Brioche Dorée» attaquée. Or, il se trouve que cette enseigne pratique le marketing olfactif comme elle confirmait encore, il n’y a pas si longtemps: «on oriente l’ouverture des fours pour que l’odeur se disperse».

De quoi poser l’hypothèse suivante. Même si elle peut paraître insensée à un esprit athée ou non pratiquant de l’islam normatif, elle demeure envisageable du point de vue de la conformité à une activité de police islamique: celle de punir ladite enseigne pour avoir ainsi provoqué les musulmans à des tentations alimentaires prohibées en cette période de jeûne sacré. A quel titre? Celui de la norme de la hisba, traduisant le «devoir d’ordonner le bien islamique et de pourchasser le mal impie» (al ʿamr bi-l maʿrūf wa-n nahy ʿan al munkar)

En clair, le mobile de l’acte s’apparenterait à un rappel à la loi islamique du type: «durant le Ramadan, le marketing olfactif, c’est interdit (haram)».

Mais ce n’est qu’une hypothèse… de Fernand Le Pic.

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