fbpx
Sélectionner une page

En pressant le président ukrainien d’enquêter sur le fils Biden, Donald Trump a lourdement mis les pieds dans le plat, et ses adversaires n’ont pas manqué de le lui faire payer. Mais que cache cet acharnement du «système» à défendre l’un de ses membres les plus typiques? Chronologie inédite d’une belle affaire familiale de trafic d’influence aux ramifications mondiales.

 

«Mon fils et moi n’avons rien fait de mal», Joe Biden à CBS News, 15.10.2019.

Le débat médiatique, savamment orchestré par les meilleurs professionnels du « Perception management», se résume à ceci: Joseph Robinette («Joe») Biden a laissé son fils Robert Hunter (« Hunter») fricoter avec des affairistes chinois et ukrainiens mais rien ne prouve qu’ils aient commis la moindre infraction. Alors que l’impénitent Trump s’évertue à y voir la preuve d’un flagrant délit de corruption, les Démocrates et leurs tambours médiatiques lui rétorquent qu’il remue tout cet air pur uniquement «pour abattre son possible compétiteur présidentiel» et que c’est cela qui est illégal, d’autant que Trump invite un président étranger dans son montage, preuve flagrante d’une trahison qui mérite la destitution.

Une carrière de fiston

La réalité n’a pas grand-chose à voir avec cet épais brouillard. La corruption? Elle est consubstantielle à la création des États-Unis. La destitution? C’est un sport originel des dirigeants américains: de la destitution des Indiens aux «changements de régime». Alors pourquoi ne pas tenter le changement de régime chez soi quand un despote délirant y piétine la democracy?

La réalité aussi, c’est que la famille Biden a toujours touché beaucoup d’argent en politique mais qu’aux États-Unis, il n’y a rien de mal à ça. Par exemple, selon le Washington Times, les Biden ont engrangé officiellement plus de $ 2 millions en cash au titre de la seule campagne présidentielle 2007. Autre exemple parmi des dizaines: dès sa sortie de Yale en 1996 et sans aucune formation bancaire, Hunter Biden s’est fait embaucher par la banque MBNA, premier contributeur de la campagne de Joe lorsqu’il briguait un nouveau mandat de sénateur du Delaware. Bien que Hunter ne s’occupât en fait que de la campagne de son père, MBNA le rémunéra $ 100’000 par an, puis le promut vice-président, avec augmentation de salaire. Il conserva son poste jusqu’en 2005, poste comprenant une mission de lobbying en faveur d’une loi favorable à la MBNA et restreignant la protection contre le surendettement. Cette loi fut justement votée en 2005, avec la promotion active et le bulletin de vote du sénateur Joe Biden. C’est à se demander pourquoi Fillon n’a pas fait carrière dans le Delaware! (…)

 

(«Affaire Biden, épisode 1: au paradis des emplois fictifs». A lire en intégralité dans l’Antipresse 205 du 3.11.2019)

Désintoxiquez-vous:
lisez l’Antipresse!

• …en vous abonnant à notre lettre-magazine du dimanche matin

• ou en vous inscrivant à notre bulletin de liaison gratuit (ci-dessous).

…Et soyez assurés que vos informations ne seront revendues à personne!

Bienvenue dans la communauté de l’Antipresse!