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Une nouvelle dissonance vient s’ajouter à la cacophonie qui a entouré l’enquête internationale sur le crash du Boeing malais dans le Donbass en juillet 2014, faisant 298 victimes. Elle vient des Néerlandais eux-mêmes, qui ont pris l’initiative de l’enquête internationale sur les causes de la catastrophe. Selon un document confidentiel émanant du Service de renseignement militaire des Pays-Bas, le Boeing se trouvait hors de portée des missiles sol-air qui ont été repérés et clairement identifiés sur des prises de vue aériennes faites le jour du drame. Grâce à une fuite, le document a fait surface à quelques semaines du procès qui va s’ouvrir le 9 mars. Or, l’acte d’accusation au centre du procès identifie précisément un missile sol-air Buk de fabrication russe à l’origine de la destruction du Boeing. Il met en cause trois ressortissants russes et un rebelle ukrainien soupçonnés d’avoir acheminé la plate-forme de tir du missile depuis le territoire russe.
L’an passé déjà, l’objectivité de l’instruction menée par les enquêteurs internationaux sous l’égide des Pays-Bas a été sérieusement remise en question par le premier ministre malais Mahathir qui a réagi à la mise en accusation des 4 suspects:

«Depuis le début, ils [les enquêteurs internationaux] n’ont jamais autorisé notre implication. C’est injuste et inhabituel. Nous pouvons donc voir qu’ils ne se penchent pas vraiment sur les causes de l’accident et qui en était responsable. Mais ils avaient déjà décidé que ce devait être la Russie. Donc nous ne pouvons pas accepter ce genre d’attitude. Nous sommes intéressés par l’état de droit, la justice pour tous, et peu importe qui est impliqué. Nous devons savoir qui a réellement tiré le missile, et c’est seulement à ce moment-là que nous pourrons accepter le rapport en tant que vérité complète».

J.-M. Bovy/21.02.2020

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