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Dans son pénétrant roman L’Homme surnuméraire (Ed. Rue Fromentin), Patrice Jean mettait en scène un éditeur «dans le vent» qui faisait réécrire en 60 pages et selon les codes du politiquement correct les classiques de la littérature.

Comme beaucoup d’extrapolations ironiques, c’est devenu la réalité. Aux Etats-Unis, les éditeurs engagent désormais des «sensitivity readers», ou «lecteurs en sensibilité», pour dépister les éventuels relents de sexisme, de racisme ou d’homophobie dans leur production éditoriale. L’émasculation de la littérature est donc devenue la nouvelle hygiène, et les coupeurs de couilles sont nos nouveaux infirmiers.

Dans leurs tombeaux, les censeurs soviétiques, victoriens, hitlériens et tous les Tartuffes de l’histoire connue se tapent sur les cuisses!

A toutes fins utiles, il est recommandé à nos lecteur vivant dans une époque aussi absurde de lire l’Histoire de France politiquement correcte d’Olivier Griette pour anticiper l’inévitable dévirilisation, défrancisation et déshistorisation de leur propre histoire… ou de ce qu’il en reste!

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