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A la Cour des Grands, comme dans les préaux de récréation, l’accusation est vite lancée. C’est la faute à l’autre. Traduisez : c’est la faute à Poutine. Dès le début du mouvement, les soupçons ont poussé comme champignons après la pluie. « Selon le Times et Bloomberg, la Russie se trouve derrière des centaines de faux comptes qui cherchent à amplifier la contestation des gilets jaunes sur les réseaux sociaux. Les autorités françaises ont lancé des vérifications. » relève le Journal du Dimanche du 6 décembre, qui se donne du sérieux en relayant ses confrères anglo-saxons.

De toute évidence, les gilets jaunes n’ont pas attendu des ordres de l’extérieur pour occuper les ronds-points hexagonaux. Mais ce qui reste de l’autorité française a raison de s’inquiéter des interférences étrangères dans les destinées de la France, d’où qu’elles viennent. Il y a eu des précédents. On pense à Mai 68, où les Etats-Unis et Israël ont mené le bal, comme le dénonce Charles Saint-Prot dans son livre Mai 68, la révolution des imbéciles».

Si Mai 68 a été probablement la première révolution de couleur, la jacquerie jaune qui secoue la France pourrait être le dernier en date de ces mouvements au départ spontanés, mais qui bénéficient des conseils d’ONG désintéressées. Ils s’appuient sur des techniques qui ont eu le temps de se rôder au cours des révolutions orange (Ukraine), verte (Arménie), rose (Géorgie) ou encore pendant celles des tulipes (Kirghizie) et des bulldozers (Serbie).

JMB/21.12.2018

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