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Le 3 janvier 2020, un énième «déséquilibré», dont on susurre qu’il a produit un testament islamique, a donc assassiné au couteau un passant de Villejuif et très grièvement blessé une autre personne. Des policiers de la BAC, très rapidement arrivés sur les lieux, l’ont stoppé à Haÿ-les-Roses en le tuant au moyen de leurs armes de service, alors qu’ils n’étaient pas en état de légitime défense à ce moment précis. Leur acte n’en était pas moins légal. Ils ont pu s’appuyer, en effet, sur une réforme hollandienne de 2017 qui leur permet dorénavant de stopper par les armes un «périple meurtrier», locution largement relayée, avec tous les honneurs, par les médias d’info continue.

C’est le nouvel article L 435–1 du code de la sécurité intérieure qui permet ainsi à tout policier et gendarme «d’empêcher la réitération» d’un meurtre ou d’une tentative qui semble inéluctable à leurs yeux. Comprenons que cet article opère une véritable révolution dans l’édifice répressif français. Il donne en effet un droit de tuer «à vue» aux forces de l’ordre.

Ce nouveau droit n’est pas sans rappeler celui des militaires en mission, même si on n’en est pas encore au droit de faire usage des armes, y compris contre des civils, dès lors qu’une telle action contribue à l’accomplissement de la mission militaire. Mais on s’en rapproche stratégiquement.

Ce droit donné à la police d’aller au contact, d’aller «se frotter» à l’ennemi pour «user» ses capacités, porte chez les militaires le nom d’«opération d’attrition» (littéralement «usure par frottement»), visant à la réduction des forces ennemies, plutôt qu’à l’invasion par exemple, impensable évidemment en matière de djihad national.

On assiste donc à une nouvelle étape de la fusion des missions militaires et policières. Sans doute qu’une telle tendance était déjà inscrite dans la disparition des frontières et, subséquemment, de la tâche spécifique des armées consistant à en empêcher la violation.

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