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Comment assurer le respect de toutes les «sensibilités» sexuelles dans les toilettes publiques? Telle est l’une des questions existentielles qui agitent aujourd’hui la Grande-Bretagne.

Le maire de Londres, Sadiq Khan, semble même en avoir fait l’un de ses chevaux de bataille. Son engagement passionné pour des lieux d’aisance LGBT-compatibles démontre toute la mauvaise foi de Donald Trump à son égard, lorsqu’il le compara à «notre très stupide et incompétent maire de New York, de Blasio, mais en moitié moins grand».

En 2017 déjà, Khan édictait des instructions détaillées à l’attention des constructeurs les invitant à créer des toilettes «gender neutral» afin de «refléter l’incroyable diversité» de la capitale britannique, et, ainsi, de «donner aux gens la confiance nécessaire pour se promener dans Londres dans la dignité».

Ces nobles préoccupations, de toute évidence, l’ont tellement accaparé qu’il n’a pas eu le temps de s’occuper, ces dernières années, de la montée exponentielle de la criminalité — en termes de cambriolages, viols et actes violents — qui a fait de Londres en peu d’années une ville plus dangereuse que New York.

Il n’empêche: l’engagement de Khan a fait des émules. Ainsi le député David Smith, à peine élu dans le Yokrshire, a-t-il lancé une intense campagne afin d’obliger le maire de Middlesborough à ouvrir des toilettes gender neutral dans son patelin de province.

«Le sentiment d’humiliation est une épreuve que la plupart d’entre nous ne peuvent supporter lorsqu’ils visitent des toilettes publiques. En 2019, c’est simplement inacceptable», a-t-il déclaré.

Malheureusement, ce justicier des lieux d’aisances a été coupé dans son élan par neuf chefs d’accusation pour agression sexuelle multiple sur enfant. Sans doute une riposte sournoise des milieux sexistes.

Pour mettre fin à cette guerre fécale, ne pourrait-on pas, tout simplement, ôter tout symbole de genre des toilettes existantes et les proclamer asexuées? Repeindre des portes serait peut-être moins coûteux, même en Grande-Bretagne, que de construire de nouvelles infrastructures de «confiance» et de «dignité».

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