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Comme chaque année, le 24 novembre, l’Ukraine commémore l’Holodomor, la grande famine de 1932-1933, qui a fait entre 3 et 5 millions de victimes, si l’on s’en tient aux frontières de l’Ukraine. La famine a aussi touché d’autres régions de l’URSS, comme les plaines du Caucase du Nord et la région de la Volga situées en république russe, ainsi que le Kazakhstan. En fait, c’est toute la ceinture des plaines à blé de l’Union soviétique, et pas seulement celles de l’Ukraine, qui ont souffert de cet holocauste d’un autre type. A l’origine de la tragédie, Staline et sa politique brutale de collectivisation de l’agriculture et d’industrialisation forcée, couplée à une sécheresse exceptionnelle.

La polémique qui continue d’agiter historiens et politiciens autour de l’Holodomor porte sur la question de savoir si la Grande Famine ne cachait pas en fait une volonté de la Russie soviétique d’exterminer le peuple ukrainien. En 2006, l’Ukraine a officiellement qualifié l’Holodomor de génocide. Une partie de la communauté internationale, dont les États-Unis, l’a suivie, mais à ce stade, ni l’Assemblée du Conseil de l’Europe, ni l’ONU n’ont emboîté le pas.
En Allemagne, des députés se sont emparés récemment de la question, mais ne sont pas arrivés à obtenir une majorité au Bundestag pour qualifier l’Holodomor de génocide. Élément déterminant: le Ministère des Affaires étrangères allemand a donné un préavis défavorable. Pour Berlin, les relations avec la Russie sont suffisamment gangrenées sans encore donner raison sur ce point à l’Ukraine, qui manifestement veut forcer le bras de l’Histoire en sa faveur.
J.-M. Bovy/28.11.2019

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