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Le 23 avril 1999, à 2h06 du matin, l’OTAN bombardait délibérément les studios de la Radio-Télévision de Serbie, tuant 16 de ses employés et en blessant des dizaines d’autres. Vingt ans plus tard, les 22-23 avril 2019 l’Association des journalistes de Serbie organisait un symposium sur le thème: «Vers la fin de l’impunité des crimes contre les journalistes».

Au-delà de ce vœu pieux, un constat indiscutable: en déclarant «cible militaire légitime» un média de service public, l’OTAN a franchi une ligne rouge. On commence seulement à comprendre les conséquences de cette transgression et les journalistes occidentaux qui ont applaudi, à l’époque, l’assassinat de leurs confrères devraient commencer à se poser des questions sur la survie et la viabilité de leur propre statut.

La guerre contre la Serbie en 1999 fut la première guerre impliquant l’internet (encore balbutiant). Ce fut également, sur le plan médiatique, la première opération de communication entièrement intégrée, où les médias de grand chemin ont servi de simples caisses de résonance sans pratiquement émettre aucune réserve sur la propagande du «camp du bien». Elle a aussi été le point de départ de la systématisation des «fake news» dans l’information de masse.

Mais surtout, par l’excès même des moyens employés et des mensonges médiatiques mis en place pour les justifier, la guerre dite «du Kosovo» en 1999 a sonné la fin du système de narration occidental, imposant une interprétation moralisante et unilatérale de tous les conflits.

Comme on ne peut pas «tromper tout le monde tout le temps», on commence à admettre aujourd’hui que la guerre du Kosovo était «le plus gros bobard de la fin du XXe siècle» comme l’a résumé Serge Halimi dans Le Monde Diplomatique.

Ce symposium a réuni des journalistes du monde entier, en particulier les voix les plus distinguées dans la critique du «système» comme Elisabeth Lévy ou Victor Loupan. L’Antipresse y était aussi présente par son directeur Slobodan Despot.

L’un des exposés les plus audacieux et les plus remarquables fut livré par Jeremy Scahill, le cofondateur de The Intercept, le plus illustre site d’investigation du nouveau journalisme. Chaque phrase de son allocution de 10 minutes mérite d’être méditée (YouTube, en anglais).

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