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Ola Bini est une victime emblématique du combat pour la protection des données personnelles sur internet. L’informaticien suédois est toujours retenu en Équateur en attente de procès, après avoir moisi deux mois dans une geôle. Son principal tort est d’être l’ami d’Assange. Dans un premier temps mis en arrêt sans vrai motif, il a été finalement accusé de «participation au crime d’atteinte à l’intégrité des systèmes informatiques et de tentative de déstabilisation du pays».
Ola Bini n’est pas, comme Assange, ce documentaliste pirate pour la bonne cause, mais un technicien spécialiste du cryptage et un développeur de logiciels libres, permettant d’échapper à une cybersurveillance généralisée. Il avait mis ses connaissances au service du gouvernement équatorien, quand celui-ci avait des motifs de se protéger contre la curiosité maligne de certaines puissances étrangères et de vouloir assurer son indépendance en matière numérique. Le nouveau pouvoir du président Lenin Morero, moins sourcilleux sur ce point, l’a fait arrêter le 11 avril à l’aéroport de Quito au moment où il s’apprêtait à quitter le sol équatorien. Le même jour, Assange perdait son droit d’asile à l’ambassade d’Équateur à Londres et était transféré de force dans une nouvelle prison par la police britannique. Même esprit de défi et volonté de résistance chez ces deux héros de notre temps: malgré les menottes, doigts en «V» chez Assange et poing levé de Bini. Et l’on ajoutera: même indifférence des grands médias dans les deux cas.

J.-M. Bovy/23.12.2019

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