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Dans un entretien transmis par la chaîne RT, Oliver Stone et l’ex-président équatorien Correa échangent leurs vues sur les destinées du monde et en particulier celles du Nouveau Monde.

Pour le cinéaste cent fois distingué, «ce qui s’est passé avec l’Union soviétique se passera avec les Etats-Unis. (…) Il va se passer quelque chose, car nous nous sommes nous-mêmes poussés jusqu’à la limite, nous avons complétement corrompu l’histoire. Malheureusement, parce que j’aime mon pays, [il faut l’admettre:] nous sommes devenus une force du Mal. Une force du mal contre les gens. Contre les gens qui veulent des réformes, qui veulent faire changer les choses». Stone prend dans la bouche du président Reagan les mots que celui-ci avait utilisés en 1983 pour maudire l’URSS, à la différence près que Stone les applique à son pays, dont il se dit fervent patriote.

Comme au temps où les dissidents soviétiques ne pouvaient s’exprimer librement qu’au micro de la Voix de l’Amérique,  Stone l’hérétique a pris refuge sur les ondes de Russia Today. Il en va de même pour son interlocuteur, l’anti-impérialiste Correa, honni de Washington et réfugié en Belgique après dix ans de présidence passée à soustraire l’Equateur à la toute-puissance de l’Oncle Sam.

J.-M. Bovy/7.02.2020

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