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«Difficile de trouver un chat noir dans une pièce obscure, surtout si le chat n’y est pas». Ainsi plaisante Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, devant la presse qui attendait sa réaction à l’annonce de la publication du rapport Mueller, constatant qu’il n’y avait jamais eu collusion entre M. Trump et la Russie. Son homologue de la Chambre haute de la Fédération russe a trouvé une autre formule: «La montagne a accouché une fois de plus d’une souris crevée». Pas de quoi en faire la une des journaux russes, qui n’y ont jamais cru. Ils ont d’autres chats indigènes à fouetter.

Outre-Atlantique, quelques hérétiques s’y attendaient comme Tucker Carlson de Fox News. En février, il l’affirmait déjà: « Il n’y a jamais eu de collusion russe, c’était depuis le début un bobard». Rachel Maddow, la grande prêtresse de la chaîne MSNBC, qui avait accusé Trump en juillet 2018 de trahir son pays, retient à peine ses larmes en apprenant que le soufflé qu’elle a entretenu avec une passion hystérique pendant deux ans est retombé.

Pour le reste des médias bien-pensants, c’est «circulez, il n’y a rien à voir». Pas un mot sur les millions du contribuable dépensés en vaines enquêtes, pas une excuse pour les carrières brisées et pas d’amnistie pour les prétendus complices condamnés sur de vagues soupçons. On passe outre et on n’entendra plus – pour combien de temps? — le mot: « Rashia, Rashia, Rashia» (Russie, Russie, Russie) scandé sur toutes les ondes dans un chuintement rageur.

J.-M. Bovy/11.04.2019

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