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La Russie n’arrive pas à se passer de ses dessaouloirs hérités de l’ère soviétique. La Douma est en passe d’approuver une loi qui va permettre à cette institution de renaître. Jusqu’en 2010, les Russes qui abusaient de la bouteille et ne parvenaient pas à rentrer chez eux par leurs propres moyens ou troublaient l’ordre public, étaient acheminés manu militari vers un service spécial – mi-dispensaire, mi-prison – géré par la police.
Le traitement médical consistait dans la majorité des cas à déshabiller l’ivrogne, à le mettre sous une douche froide et à lui assigner une couchette et des draps propres. Le lendemain, il était relâché, après s’être acquitté d’une coquette somme qui devait le décourager de recommencer.
Dans le nouveau régime introduit en 2010, l’ivrogne était pris charge par une ambulance qui l’amenait à l’hôpital. Le système n’a pas tenu plus de deux ans. Clameur et rixe – les Russes disent debosh — dans les urgences et jusque dans les services ! Le personnel soignant n’en a pas voulu. Il en est résulté une brusque résurgence de la mortalité due à l’éthylisme, alors que la statistique semblait indiquer depuis le début du siècle une notable diminution de la consommation (officielle)d’alcool en Russie, ce que même l’OMS s’était plu à relever.
Selon le projet de loi, ce sera désormais aux autorités de chacun des 85 sujets de la Fédération russe, et non aux ministères centraux, de s’organiser pour faire renaître les dessaouloirs. Certaines villes ont déjà pris les devants pour qu’à l’approche de l’hiver les familles puissent dormir tranquilles lorsque papa – ou quelquefois maman – n’est pas revenu(e) du travail et que les parcs sont devenus trop inhospitaliers pour y cuver une cuite.

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