fbpx
Sélectionner une page

La société Crypto AG, basée dans le discret paradis fiscal de Zoug, en Suisse, a vendu des appareils de chiffrement à plus de 100 États en se prévalant de la neutralité suisse. Pas de chance: ces appareils étaient piégés, et permettaient la CIA et au BND (service secret allemand) d’espionner le monde entier. Les barbouzes étaient les propriétaires cachés de la boîte, et les autorités suisses, probablement, le savaient — selon les papiers mêmes obtenus de la CIA.

Ce scandale retentissant a été révélé le 11 février par une enquête conjointe de la radio-télévision alémanique SRF, de la télévision allemande ZDF et du Washington Post. Que restera-t-il, après ça, de la célèbre neutralité suisse? Selon le procureur et ancien enquêteur du Conseil de l’Europe Dick Marty:

«C’est effectivement un gros dégât d’image pour la crédibilité et la fiabilité de la Suisse. Nous nous croyons volontiers meilleurs que les autres. Nous nous voulons les champions de la neutralité et des bons offices, mais en fait nous pratiquons un double langage. La neutralité est un roman national dont nous nous gargarisons, mais elle ne correspond pas à la réalité.» (Le Temps, 13.2.2020)

L’affaire dévoile des ramifications dignes d’un roman d’espionnage, avec entre autres le destin tragique d’un ingénieur et représentant de Crypto arrêté en Iran sans savoir qu’il vendait une marchandise piégée…

Les enjeux et les conséquences seront débattus par Michel Audétat, Micheline Calmy-Rey et Slobodan Despot aux Beaux parleurs le 16 février (RTS1, 11h).

Désintoxiquez-vous:
lisez l’Antipresse!

• …en vous abonnant à notre magazine du dimanche matin

• ou en vous inscrivant à notre bulletin de liaison gratuit (ci-dessous).

…Et soyez assurés que vos informations ne seront revendues à personne!

Bienvenue dans la communauté de l’Antipresse! Qui sommes-nous? | Notre manifeste | Le magazine | Essayer