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«Avez-vous remarqué comme les purges des réseaux sociaux sont toujours alignées avec [l’agenda de] l’Empire US?» nous demande la journaliste indépendante Caitlin Johnstone — et elle illustre amplement sa question pour aboutir à des conclusions vraiment surréalistes.

«Twitter a suspendu plusieurs grands comptes de médias cubains pour des raisons que la plate-forme n’a pas encore expliquées à ce jour, une décision que le journaliste Dan Cohen a décrite comme revenant à «faire taire CNN, Fox News, le Washington Post et les comptes de la NPR» pour ce pays. L’Union des journalistes cubains a dénoncé cette mesure comme de la censure.
> Le mois dernier, nous avons vu Twitter suspendre des centaines de comptes qui, selon lui, provenaient de Chine continentale pour s’être livrés à des «manœuvres manipulatrices et contournées» contre les manifestations de Hong Kong, Facebook et Google/YouTube lui emboîtant le pas dans la coordination effrayante et uniforme à laquelle ces géants des médias sociaux ont fini par nous habituer. En juin de cette année, Twitter a supprimé des milliers de comptes prétendument associés aux gouvernements de l’Iran, de la Russie et du Venezuela, ainsi que 130 comptes qui seraient liés au mouvement indépendantiste catalan en Espagne. En mai, Twitter a supprimé 2 800 de ce qu’il prétendait être des «comptes inauthentiques provenant d’Iran». Plus tôt cette année, Twitter et Facebook se sont coordonnés pour supprimer des centaines de comptes qui, selon eux, étaient liés à des «opérations d’influence coordonnées» en Iran, en Russie et au Venezuela.
> Cuba, la Chine, la Russie, l’Iran, le Venezuela et le mouvement indépendantiste catalan. Ne remarquez-vous pas là comme un schéma?»

Une fois qu’on a bâillonné les sources «hostiles», comment va-t-on nous informer sur la situation réelle dans les pays concernés. Au sujet de Cuba, la maigre couverture disponible est… totalement mitée. Prenons, au hasard, l’article invoqué comme prétexte à l’étouffement des sources cubaines:

«…l’article lui-même vient de l’agence AFP, qui est l’une des trois agences responsables de la plupart des reportages médiatiques du monde occidental. Ce papier de l’AFP affirme que «Cuba est régulièrement critiqué par des chiens de garde [watchdogs en anglais, pour «instances de surveillance», NdT] pour avoir exercé un contrôle excessif sur l’internet», citant à l’appui de cette affirmation une organisation appelée Freedom House, que le rapport décrit uniquement comme «basée à New York». Freedom House, qui s’autodécrit comme «organisation de surveillance indépendante», est en réalité une société de gestion narrative financée par de puissants ploutocrates et dont la majorité des projets sont financés par la National Endowment for Democracy. La National Endowment for Democracy est financée directement par le gouvernement américain et a été créée en 1983 pour accomplir ouvertement ce que la CIA faisait secrètement jusque-là, à savoir provoquer des changements de régime dans des pays souverains.
> Bref, pour résumer, l’opération de gestion narrative qui s’appelle elle-même un «chien de garde» a affirmé que les «chiens de garde» critiquent Cuba pour sa censure de l’internet; or ladite organisation est en fait financée par le gouvernement américain, mais l’agence de presse a uniquement révélé que sa source est «basée à New York». Ceci dans un article consacré à la censure sur Internet…»

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