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Le vocabulaire des relations internationales est de plus en plus pittoresque. Pendant que les Français s’indignent des propos ministériels brésiliens sur Mme Macron, les deux grands frères ennemis ne sont pas en reste. 

C’est le chef du Pentagone qui, le 7 septembre a ouvert le feu: «La Russie contribue à l’instabilité dans la mesure où elle enfreint l’intégrité territoriale de ses voisins», a-t-il déclaré. Et Mark Esper d’enfoncer le clou, en appelant la Russie à se comporter «comme un pays normal».

La réponse des concernés ne s’est pas fait attendre. Le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov a déduit logiquement M. Esper «nous a invités à nous conduire comme un pays normal, donc pas comme les Etats-Unis. Parce que sinon, nous devrions bombarder une fois l’Irak, une autre fois la Libye… bref piétiner grossièrement le droit international».

Quant au chef de l’armée, Choïgou, il a conclu à l’issue des pourparlers russo-français «2 + 2»: «nous allons, semble-t-il, devoir rester tout à fait anormaux».

Manifestement, le brillant ex-cadre de Raytheon — l’un des plus gros marchands d’armes — qui dirige désormais l’armée américaine a raté là une excellente occasion de se taire.

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