fbpx
Sélectionner une page

 

Tout a donc commencé début octobre lorsque le bureau de presse du Vatican annonçait l’ouverture d’une enquête pénale, au sein de la Cité du Vatican, menée par le procureur externe antimafia Giuseppe Pignatone, à la demande du Pape. La presse italienne, en particulier l’Espresso, relatait des détournements de fonds caritatifs, en provenance notamment du Denier de Saint Pierre (plusieurs centaines de millions d’euros directement placés sous l’autorité du pape) qui ont permis d’acheter de luxueux appartements en 2014, au 60 Sloane Avenue à Londres, selon le Wall Street Journal, ainsi qu’à Paris selon Les Echos, via le fonds luxembourgeois Athena Capital. Des appartements qui serviraient en outre, à en croire le Daily Beast à des fins peu catholiques. C’est le Cardinal Giovanni Becciu qui aurait autorisé ces investissements et qui se trouve aujourd’hui en ligne de mire, bien que tout récemment promu n°2 de la Secrétairerie d’Etat. Mauvais casting.

Les révélations de l’Espresso viennent en tout cas de faire leur première victime. Domenico Giani, chef de la gendarmerie vaticane, en poste depuis 20 ans, et garde du corps du pape, a dû remettre sa démission pour ne pas avoir pu empêcher les fuites relatives aux personnes soupçonnées et interdites d’accès à la Cité du Vatican.

Le problème c’est que, parmi les personnes soupçonnées, on trouve Tommaso Di Ruzza, le directeur de l’Autorité d’Information sur les Finances vaticanes (AIF) en personne. Une entité indépendante chargée justement de la lutte contre le blanchiment d’argent.

On y trouve aussi Monseigneur Mauro Carlino, qui venait tout juste d’être nommé chef du «Bureau d’Information et de Documentation»; de la Secrétairerie d’Etat, dont les attributions débordent sur ce qu’il est convenu d’appeler un 2ème Bureau. Encore un mauvais casting.

En fait, le lièvre de ces détournements fut au départ levé par le cardinal George Pell, nommé en 2014 par le pape François comme tout premier Secrétaire (ou «préfet») à l’économie. Ce dernier commandita même un audit à PriceWaterHouse, que le cardinal Becciu avait annulé de son propre chef, sans rien demander à personne. On se demande bien pourquoi. Et pas de chance, ce n’est pas le cardinal Pell qui va nous le dire puisqu’il reste derrière les barreaux en Australie après la confirmation, en août dernier, de sa condamnation pour pédophilie, à 6 ans de prison. Décidément, ça fait beaucoup de mauvais castings.

Rejoignez-nous !

• Adhérez à la communauté de l’Antipresse: abonnez-vous au Drone (dès 50 € par an)!

• Envie de goûter d’abord? Inscrivez-vous au bulletin de liaison (ci-dessous) et recevez chaque semaine nos informations!

…Et soyez assurés que vos informations ne seront revendues à personne!

Bienvenue dans la communauté de l’Antipresse!